Septembre 2022

Carnet rose

Thérèse et Serge GURRERA nous font part de la naissance de leur petite-fille Edith. Edith est née le 6 septembre 2022, faisant la joie de ses parents Clémentine et Bertrand ainsi que de sa grande sœur Clotilde.

Nos félicitations aux heureux parents et grands-parents.

Août 2022

Lundi 22 août, en début d’après-midi, nous apprenions avec tristesse le décès de Micheline Prats née Villelongue à l’âge de 94 ans.

Micheline était née à Joch le 1er Mars 1928, elle était la fille unique d’Adeline (Maynaut) et Michel Villelongue, agriculteurs bien connus dans notre village.

Le 12 février 1947, elle épousa Sébastien Prats de Rigarda. Sébastien étant gendarme c’est tout naturellement que Micheline le suivit dans ses différentes affectations.

Le couple eut la joie d’accueillir dans leur foyer deux filles. Ce fut d’abord Huguette puis, quelques années plus tard, Jacqueline.

Sébastien, « Tétin » comme nous avions pris l’habitude de l’appeler, effectua une grande partie de sa carrière à la brigade de gendarmerie de Formiguères. Suite à une mutation, le couple vint s’installer à Perpignan. Ils achetèrent alors un agréable appartement rue Petite La Réal.

Hélas, le 11 juin 1973, Micheline eut la douleur de perdre son mari.

Jusqu’à sa retraite, elle travailla à la mairie de Perpignan au service d’entretien des bâtiments communaux de la ville. Elle ne quitta jamais son quartier de La Réal mais, tant que son papa vécut, elle vint régulièrement à Joch lui rendre visite. Plus tard elle continua encore à venir au village pour y passer, de temps en temps, quelques jours.

Nous garderons tous de Micheline le souvenir d’une femme discrète et avenante.

A l’issue de ses obsèques célébrées le vendredi 26 août, Monsieur le Maire, au nom de la population de Joch, a présenté à la famille en deuil ses plus sincères condoléances.

Juillet 2022

Le 17 juillet, nous avons appris avec tristesse le décès de Jeannine Fons à l’âge de 90 ans. Certes, nous savions depuis quelques jours que son état de santé avait nécessité une hospitalisation, mais personne ne s’attendait à ce que Jeannine nous quitte aussi brusquement.

Jeannine était née le 6 septembre 1931 au Mas Roubi. Très entourée par ses parents Gaston et Félicie, elle y vécut une enfance heureuse. Enfant, elle fréquenta l’école communale du village jusqu’à l’obtention de son certificat d’études. Comme toutes les jeunes filles de l’époque, elle alla ensuite apprendre à coudre à Finestret, tout en aidant sa famille aux tâches ménagères et aux travaux agricoles.

Dès son plus jeune âge, Jeannine s’intéressa à la vie du village. Lorsqu’en 1949 eut lieu le baptême des nouvelles cloches de l’église de Joch, elle fut, tout naturellement, choisie pour en être l’une des trois marraines.

Le 22 septembre 1951, elle épousa Gilbert Fons, jeune agriculteur de Finestret. Le couple vint s’installer au Mas Roubi. D’un esprit entreprenant, toujours à la recherche des dernières innovations dans le domaine agricole, ils surent ensemble transformer et faire prospérer l’entreprise familiale. « Jeannine du Mas », comme nous avions coutume de l’appeler, s’impliqua activement et avec succès dans la gestion de l’exploitation.

Le 29 avril 1955, elle donna naissance aux jumeaux Martine et Michel. Le foyer s’étant ainsi agrandi, la famille fit construire en 1963, face au Mas Roubi, une belle et confortable maison plus appropriée aux besoins d’un jeune couple d’agriculteurs de l’époque. La vie continua, rythmée par les travaux des champs et tout particulièrement par la récolte des pêches qui faisaient alors la réputation de la baronnie.

Jeannine sut s’occuper de ses parents vieillissants et aussi, durant quelques années, de son beau-père. Après une longue vie de labeur, vint l’heure de la retraite. Gilbert et Jeannine continuèrent cependant à s’intéresser à tout ce qui avait trait à l’agriculture. Elle avait souvent la joie d’accueillir chez elle, durant les vacances scolaires, son petit-fils Eliott accompagné de ses parents Michel et Maryline établis à Grenoble.

Hélas, après une longue maladie et malgré les soins attentionnés de son épouse, Gilbert décéda le 6 novembre 2009. Dès lors, Martine, tout en continuant à travailler à Perpignan, vint vivre auprès de sa maman, l’entourant de toute son affection. Jusqu’à ces dernières années, Jeannine fut très indépendante. Nous la rencontrions souvent en train de se promener aux alentours du mas, elle aimait alors prendre le temps de converser un peu avec chacun d’entre nous. Lorsque la santé de Jeannine commença lentement à décliner, Martine prit grand soin de sa maman, s’occupant d’elle sans relâche avec beaucoup de patience, d’abnégation et d’amour.

Nous garderons tous de Jeannine le souvenir d’une femme entreprenante, discrète et toujours avenante.

Au nom du Conseil Municipal et de toute la population de Joch, Monsieur le Maire a présenté à Martine et Michel ses enfants, à Maryline sa belle-fille, à Eliott son petit-fils et à toutes les familles en deuil ses plus sincères condoléances.

Juin 2022

Le mercredi 8 juin ont eu lieu les obsèques de notre amie Aline BALLOT. Nous reproduisons intégralement le texte de l’hommage que la Municipalité, par la voix de Jean-Claude GRAULE, a dédié à sa mémoire devant une assemblée nombreuse et recueillie.

« Trop ému pour prendre la parole, Monsieur Jean Pierre VILLELONGUE, maire de Joch, m’a demandé de rendre, à sa place, cet hommage à notre amie Aline et vous voudrez bien m’excuser si parfois, à mon tour, je me laisse gagner par l’émotion et le chagrin qui, je le sais, nous étreignent tous aujourd’hui.

Il y a à peine quelques jours, Aline se préparait à partir de chez elle ; elle devait subir une intervention chirurgicale prévue de longue date. Une opération qu’elle savait importante mais Aline était sereine et confiante. Elle avait tout prévu, tout planifié ! Elle nous avait prévenus : Elle serait vite de retour à Joch, peut-être quelques jours, une semaine tout au plus car il était hors de question d’aller se reposer, ne fut ce que quelques temps, ailleurs que chez elle dans sa maison de la força, elle y serait bien, entourée par sa famille et ses amis. Dans peu de temps, dès qu’elle aurait récupéré quelques forces, elle ouvrirait à nouveau le samedi après-midi les portes de son cortal pour y vendre fruits et légumes. Elle retournerait s’occuper de son jardin du « coutiou », il fallait bien penser en ce moment aux tomates, aux courgettes, à tous les légumes d’été et à ces magnifiques glaïeuls qu’elle aimait tant. Elle reprendrait vite toutes ses activités dans le village et les sœurs carmélites de Vinça ne tarderaient pas à recevoir les bons petits plats qu’elle leur préparait avec soin depuis des années et que nous leur apportions joyeusement chaque dimanche matin.

Oui ! Aline avait tout prévu et nous étions tous persuadés qu’il en serait forcément ainsi. D’ailleurs comment aurait-il pu en être autrement ? Qui aurait pu alors imaginer, un seul instant, que nous allions perdre notre amie, notre sœur à tous, que nous ne la verrions plus chaque matin, par tout temps et en toute saison descendre le carrer major, un mot aimable et amical pour tous, demandant à chacun d’entre nous des nouvelles de nos familles, de notre santé, rendant aux uns et aux autres de menus services, nous racontant avec joie, gentillesse et humour les dernières anecdotes du village ?

Qui aurait pu alors penser que tout cela allait avoir une fin si brutale ? Pourtant ce fut le cas et c’est avec une indescriptible émotion, une infinie tristesse que, samedi matin, nous apprenions le décès d’Aline à Montpellier.

Aline aurait fêté ses 68 ans dans quelques mois. Elle était née le 29 août 1954. Choyée par ses parents Micheline et Michel Vila et par ses grands-parents Michel et Marguerite Fayet, Aline grandit dans la maison familiale de la força. Cette maison qu’elle n’aura jamais quittée, « can Fayet » la maison de la famille Fayet. Cette maison, accueillante et ouverte à tous, où chacun pouvait aller trouver aide et réconfort auprès d’Aline, comme on avait pu le faire auparavant auprès de tous les membres de sa famille.

Ayant toujours vécu dans son quartier de la força, Aline en était devenue au fil du temps l’âme. Enfant, elle fréquenta, comme nous tous, l’école communale du village puis, plus tard, pendant quelques années, le collège d’Ille sur Têt mais, très jeune, Aline commença à travailler. Nos amis de Vinça se souviennent sans doute encore d’Aline qui, durant de très nombreuses années, vendit le pain à la boulangerie Barril.

Le 22 février 1992, elle épousa, à Joch, Daniel BALLOT. Tous deux s’impliquèrent alors activement dans le comité des fêtes organisant sans relâche des fêtes, des manifestations et des voyages qui faisaient à chaque fois le bonheur de la population du village. Aline était déjà membre actif de ce comité depuis longtemps. Elle s’engagea ensuite dans la vie du village en étant conseillère municipale de 1995 à 2020, employée communale de 1984 à 2021, et même déléguée de la Croix Rouge.

Aline n’a jamais compté son temps pour embellir le village, fleurissant avec amour son balcon et les alentours de sa maison.

Aline n’a jamais compté son temps quand elle s’occupa de faire les courses des personnes seules et âgées pendant la pandémie de la Covid.

Aline n’a jamais compté son temps pour faire plaisir à ses amis et à sa famille.

Elle aimait les recevoir chez elle, elle aimait cuisiner pour eux : A la moindre occasion elle nous préparait un civet de sanglier ou nous offrait ses succulentes boles de picoulat. Venait le temps de Pâques et elle nous régalait de ses délicieuses bunyetes ! Ce fut encore le cas il y a quelques mois.

Oui ! Faire plaisir était son plaisir !

Hélas la maladie vint frapper Daniel, il décéda le 4 août 2010. Aline s’occupa de lui jusqu’au bout ne ménageant pas sa peine et cherchant par tous les moyens à alléger ses souffrances.

Ayant perdu son papa quelques temps plus tôt, Aline demeura alors avec sa maman. La vie continua dans la maison de la força avec un nouvel arrivant : Ricou son petit chien, le meilleur des compagnons, soigné, gâté. Nous ne sommes pas prêts d’oublier Aline promenant jusqu’à ces derniers jours Ricou tenu par sa longue laisse dans les rues du village. La santé de Micheline déclina peu à peu. Aline veilla sur sa maman avec amour, patience et abnégation jusqu’au 26 novembre 2019 où elle décéda.

Au mois de mai 2021, Aline put enfin prendre sa retraite. Nous étions encore en pleine pandémie mais nous avions tenu à organiser pour elle une petite cérémonie devant chez elle à la força. La commune lui avait alors offert un bel oranger et un magnifique citronnier. Nous les avions placés sur un petit palier de l’escalier menant chez elle de façon à ce qu’elle puisse en profiter à tout moment. Nous savions qu’elle serait heureuse de ce cadeau et il y a peu encore Aline nous vantait le parfum des fleurs d’oranger qui embaumait sa maison dès qu’elle ouvrait sa fenêtre et les superbes et délicieux citrons qu’elle avait déjà récoltés.

Le 8 mai dernier, alors que nous fêtions le départ à la retraite de Simone, nous avions tenu à associer Aline à cette cérémonie pour la remercier encore une fois de tous ses services rendus à la commune.

Tout au long de sa vie, Aline a su faire preuve d’une extrême gentillesse et d’une immense générosité. Faire plaisir, communiquer sa joie de vivre, aider, donner, secourir étaient ses maitres mots. Nous avions toujours pu compter sur elle pour veiller sur nos parents âgés lorsqu’ils se trouvaient seuls, malades ou isolés.

Pour toutes ces raisons, pour lui témoigner notre infinie gratitude et pour honorer la mémoire de notre amie, Monsieur le Maire et le conseil municipal, en accord avec la famille, ont décidé de donner le nom d’Aline à la placette jouxtant la véranda de sa maison. Au cœur du castell, cette jolie petite place deviendra donc pour toujours :                                                      

 La placette d’Aline

Par ma voix, Monsieur Jean-Pierre Villelongue maire de Joch, le conseil municipal et l’ensemble de la population de Joch présentent leurs plus sincères condoléances à :

  • Ses cousins et cousines Jean Pierre Salies, Françoise, Antoni, Laurine et leur fille ;
  • Rosette Sales, Martine et leur famille,
  • Maryse Cayrol, David et leur famille.
  • Ses amis Myriam et François.
  • La famille Ballot.
  • Toutes les familles endeuillées. Vous me permettrez de citer ici les familles Fayet et Cassany si chères au cœur d’Aline.

Repose en paix très chère Aline dans notre petit cimetière auprès de Daniel ton mari et de tes parents Michel et Micheline.

Sans toi, Aline, Joch ne sera plus jamais tout à fait Joch. Tu nous laisses tous un peu orphelins, notre peine est indescriptible et je suis certain que pendant des années et des années ta tombe sera sans cesse fleurie par toutes les nombreuses personnes qui t’ont tant aimée et à qui tu as tellement apporté.

Aline, notre amie, notre sœur à tous, nous ne t’oublierons jamais.« 

Aline, le 8 mai 2022

                                             

Mai 2022

Décès

Nous avons appris avec tristesse le décès de Monsieur Michel PIERRE-EMILE, survenu le 15 mai. Monsieur le Maire, le Conseil Municipal et l’ensemble de la population de Joch présentent à son épouse Edith, à ses enfants et petits enfants, leurs plus sincères condoléances.

Carnet rose

En ces tout premiers jours de mai, notre ami Bernard BARBOTEU nous a fait part de la naissance de son petit-fils Elio au foyer d’Elodie et de Thibaut, son fils. Félicitations aux parents et aux grands-parents Maïté et Bernard.

Mars 2022

C’est avec une très grande tristesse et beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès de notre ami Roger Saquer à l’âge de soixante-quinze ans.

Roger était né le 25 septembre 1946, à Joch. D’un caractère agréable et joyeux, Roger connut une enfance heureuse. Il aimait jouer avec ses nombreux camarades dans le village, au Castell, mais surtout dans les petites ruelles de son quartier de la Força, ce quartier qu’il aimait tant.

Certes, il y avait les jeux et les rires, mais aussi l’école. L’école communale que nous avons tous fréquentée. Notre école, avec notre institutrice Madame Pons et toujours le sourire de Roger qui illumine à jamais nos vieilles photos de classe.

Quand venait l’été, Roger, enfant, allait de temps en temps passer quelques jours de vacances à Estavar. Est-ce là, pendant ces séjours en Cerdagne, que naquit son amour, sa passion pour les animaux, vaches moutons, brebis, agneaux ? Cette passion qui l’anima toute sa vie jusqu’à ses derniers jours.

Une belle enfance et une belle jeunesse. Jovial, dynamique et sympathique, Roger n’était pas le dernier pour savoir animer les fêtes du village profitant au maximum de ces belles années d’insouciance.

Profondément enraciné à Joch, attaché à la terre, Roger aimait le métier d’agriculteur et c’est tout naturellement qu’il travailla très jeune auprès de ses parents.

Le 25 novembre 1967, il épousa, à Bouleternère, Marie Jeanne Durnez. Le couple s’installa quelques temps à Bouleternère puis à Joch, place du 14 juillet.

En avril 1970, naquit leur fils Jean Marc puis trois ans plus tard, au mois de mars 1973, la famille s’agrandit encore avec la naissance de leur second fils Dominique. En 1980, le couple quitta la maison de la place pour s’installer non loin du village, à La Colomina, où ils firent construire une grande maison plus adaptée aux activités et aux besoins d’un jeune agriculteur de l’époque.

Ce n’est pas peu dire que Roger aimait Joch ! Il sut s’impliquer dans la vie du village : au comité des fêtes du temps de sa jeunesse puis, durant de nombreuses années, au sein de la municipalité dont il fut conseiller et premier adjoint auprès de Georges Sabaté, alors maire de la commune. Chacun se souvient combien Roger savait se montrer serviable et attentionné auprès de tous les habitants de notre petit village.

Mais comment parler de Roger sans évoquer son autre passion : La musique. Tout jeune, il apprit à jouer du clairon en intégrant les cliques d’Ille sur Têt et de Vinça. Il fut aussi président de la clique locale. Enfin, plus tard, il rejoignit la clique-fanfare de Saint Laurent de Cerdans dont il fut un membre fidèle.

Roger sut transmettre ce goût et cette passion de la musique à son fils Jean Marc.

Une vie bien remplie… puis ce fut l’heure de prendre la retraite. Toujours actif, Roger continua à prendre soin de ses bêtes, de son troupeau. Il sut aussi consacrer du temps à recevoir avec Marie-Jeanne leurs nombreux amis chez eux à La Colomina. Il aimait alors évoquer, avec nostalgie, le « Joch » d’autrefois, la vie au village du temps de son enfance.

Hélas, la maladie vint, il y a quelques années, le frapper cruellement. Il lutta longtemps de toutes ses forces et avec courage, continuant, malgré les souffrances, à mener jusqu’au bout ses activités. Très entouré, soutenu par son épouse, ses fils, sa famille et ses amis, il ne se résigna que ces tous derniers jours.

Nous garderons de Roger le souvenir de cet enfant heureux, de cet adolescent joyeux et de cet homme serviable et sympathique qui aimait tant les animaux, la terre, la musique et son village.

A Marie-Jeanne son épouse, à Jean-Marc et Dominique ses fils, à Océane, Evan, Brice et Maelle, ses petits-enfants, à toute la famille endeuillée, Monsieur le maire, les conseillers municipaux et l’ensemble de la population de Joch présentent, leurs plus sincères condoléances.

Février 2022

C’est avec une immense tristesse que le village a appris le décès de Jacqueline FABRESSE née LAMARQUE. Jacqueline était née le 15 octobre 1956 et avait fréquenté l’école communale. Ses parents Jean et Anne-Marie étaient agriculteurs au Mas Lamarque, Jean avait fait partie des équipes municipales durant de nombreux mandats. Le 6 septembre 1975, elle avait épousé Guy Fabresse, de Vinça. Le couple s’était alors installé en région parisienne. C’est là que sont nés leurs fils Luc en 1980 et Sylvain trois ans plus tard. Dans les années 1990, la famille quitte Paris pour revenir au mas travailler l’exploitation familiale puis, en 1995, part s’installer à Canohès.

Peu après leur retraite, Jacqueline a été malheureusement emportée par une terrible et soudaine maladie. Nous garderons de Jacqueline le souvenir d’une petite fille blonde aux yeux bleus discrète et réservée. A Anne-Marie sa maman, à Guy son époux, à ses enfants et petits-enfants, à toute la famille endeuillée, la municipalité et l’ensemble de la population présentent leurs plus sincères condoléances.

Janvier 2022

Fin octobre, nous accompagnions Gaston Maynaut en sa dernière demeure. A peine trois mois plus tard, nous déplorons le décès de son fils Bruno qui nous a quittés à l’âge de 65 ans.

Bruno était né le 14 août 1956 à Epinal. Enfant, il venait chaque année au village passer quelques jours de vacances avec ses parents chez sa grand-mère Rose.

En 1974, son père, gendarme, fut muté dans notre département, plus précisément à Mont-Louis. C’est sans doute là que naquit, pour Bruno, ce qui allait devenir sa grande passion : la Montagne. Quelques temps plus tard, dans les années 1980, il devint membre du Club Alpin Français. Il aimait pratiquer le ski de randonnée ainsi que l’alpinisme, gravissant les arêtes les plus escarpées de notre Canigou et passant nombre de ses week-ends dans des refuges ou en bivouac dans nos hautes montagnes. Bruno était un sportif accompli. Il avait gravi la plupart de sommets des Pyrénées Catalanes et bien d’autres dans le reste de la chaîne des Pyrénées et même dans les Alpes. C’est toujours là, dans la nature, que Bruno s’épanouissait pleinement.

Hélas, après de graves opérations cardiaques dont il garda d’irréversibles séquelles, Bruno dut mettre un terme à toutes ses activités sportives mais aussi professionnelles. Il dut abandonner son métier de comptable du Trésor à Millas et fut contraint de venir vivre à Joch auprès de ses parents. Il put cependant, pendant quelques années encore, en compagnie de son père, continuer à parcourir ces montagnes catalanes qu’il aimait tant et qui n’avaient pour lui nul secret.

Bien que lui-même malade, Bruno sut veiller avec amour sur sa maman dont la santé ne cessait de décliner. La mort de celle-ci en 2015 l’affecta cruellement. Dès lors, la maladie s’empara davantage de lui. Malgré les soins et l’attention de son papa, vint le moment où, très handicapé, il dut se résoudre à quitter la maison familiale pour entrer à l’EHPAD Francis Catala de Vinça.

Bruno était un garçon discret qui a sans doute beaucoup souffert dans ses dernières années. Qu’il puisse à présent reposer en paix auprès de son papa Gaston et de sa maman Jacqueline.

Monsieur Jean-Pierre Villelongue, Maire de Joch, le conseil municipal et l’ensemble de la population de Joch présentent aux familles endeuillées leurs plus sincères condoléances.

Décembre 2021

Nous avons eu à déplorer en ce mois de décembre deux décès :

D’abord celui de Monsieur Michel LAGRANGE, décédé à l’âge de 85 ans. Un recueillement civil a eu lieu en sa mémoire au crématorium de Perpignan le 27 décembre. Michel LAGRANGE était venu s’installer à Joch il y a déjà de nombreuses années, avec son épouse Tatiana et son petit-fils Viktor auxquels nous présentons nos plus sincères condoléances.

Quelques jours plus tard, décédait Monsieur Didier STEMMER à l’âge de 68 ans. Un recueillement civil a eu lieu le 30 décembre dans la salle de l’ancienne mairie de Joch, suivi de l’inhumation dans le cimetière du village. A son épouse et à ses enfants, nous présentons nos plus sincères condoléances.

26 octobre 2021

C’est vendredi dernier que nous avons appris le décès, à Vinça, de Gaston Maynaut.

Gaston était né à Joch le 15 avril 1932 au sein d’une famille d’agriculteurs établie au village depuis des décennies.

Il vécut toute son enfance et sa jeunesse à Joch.

Tout au long de sa vie, Gaston conservera un souvenir ému de ses années passées à l’école communale de Joch, il n’aura de cesse de remercier son institutrice Madame Pons de l’instruction qu’elle avait su, comme à tant d’autres, lui donner.

Jeune homme, il entra dans le corps de la gendarmerie nationale et lors de l’une de ses premières affectations, il rencontra, dans les Vosges, celle qui allait devenir son épouse : Jacqueline Didelot.

Ils se marièrent à Saint-Laurent des Vosges, près d’Epinal, le 22 octobre 1955 et, un an plus tard, ce fut la naissance de leur fils Bruno.

Sa carrière de gendarme se poursuivit de garnisons en garnisons. Commandant de brigade, Gaston se rapprocha peu à peu, au fil du temps de son pays natal, d’abord à Mont-Louis puis enfin à Rivesaltes.

A l’heure de la retraite, c’est à Joch, dans la maison familiale rénovée que Gaston et son épouse décidèrent de venir s’installer ; ils appelèrent leur coquette maison « Madinina » en souvenir des heureuses années passées en Martinique où Gaston exerça quelques temps sa profession

Dès lors, les occupations ne manquèrent pas :

Gaston était passionné par la nature, il aimait parcourir les montagnes catalanes en compagnie de son fils Bruno. Tous deux prenaient un grand plaisir à faire découvrir à leurs amis toutes ces belles randonnées.

Avec son épouse, Gaston s’intéressa au jeu « des chiffres et des lettres ». Il devint président du club de Vinça qu’il sut animer pendant de nombreuses années, participant avec tous les membres du club à de nombreuses compétitions souvent couronnées de succès.

Enfin, Gaston prenait le temps de se rendre quasi quotidiennement dans son jardin qu’il cultivait et entretenait avec passion.

Hélas, la santé fragile de Jacqueline vint ternir cette belle retraite. Pendant des années, avec beaucoup d’abnégation, Gaston prit grand soin de son épouse, l’accompagnant de toute son affection jusqu’à son décès en 2015.

Puis ce fut la santé de Bruno qui commença à décliner et là encore Gaston fit preuve de beaucoup de courage pour veiller sur son fils.

Ces dernières années, Gaston eut à lutter à son tour contre la maladie. Heureusement, Germaine vint s’occuper de lui avec beaucoup de dévouement ; il lui en exprimait, sans cesse et à juste titre, toute sa gratitude.

Gaston passa ses derniers mois à retracer sa vie en écrivant peu à peu tous ses souvenirs, relatant son enfance à Joch, son amour pour son village natal, les bons moments passés ici ou là mais aussi les plus terribles comme ceux dont il avait été témoin en Algérie. Avant de disparaitre, Gaston eut le bonheur, grâce à Germaine, de pouvoir tenir entre ses mains ce recueil mis en pages et relié. Ce fut, sans nul doute, pour lui un magnifique cadeau.

Beaucoup d’entre nous garderont le souvenir de Gaston, assis en fin de journée, lorsque le temps s’y prêtait, devant sa porte, lisant son journal au calme et discutant avec plaisir avec ses voisins ou des passants.

La municipalité de Joch et l’ensemble de la population de Joch présentent à Bruno son fils, à Germaine sa compagne, à la famille endeuillée et à tous les proches de Gaston, leurs plus sincères condoléances.

Adieu Gaston, repose en paix, auprès de Jacqueline, dans le petit cimetière de Joch ton village natal, ce village que tu as tant aimé.

13 Mars 2021

M. le Maire, les adjoints, les conseillers municipaux, les employés communaux et la population de Joch ont le regret de vous faire part du décès de :

Monsieur Pierre COSTA,

père de Françoise COSTA, secrétaire de mairie de Joch. Les obsèques auront lieu ce lundi 15 mars à 15h30 en l’église de Coustouges.

Janvier 2021

Dans le courant de l’année 2020, nous avons eu le regret d’apprendre le décès de nos amis :

  • Madame Irène SOURDOU
  • Madame Marinette CANTARELLI
  • Madame Marguerite TRABIS
  • Madame Jocelyne CENS
  • Monsieur Jean ESPAGNACH
  • Monsieur Joseph TIO
  • Monsieur Clément FRANCÈS

Monsieur le Maire, le Conseil Municipal et l’ensemble de la population de Joch présentent à toutes les familles endeuillées leurs plus sincères condoléances.

Octobre 2020

  • Thérèse TRABIS-GURRERA, conseillère municipale de notre commune, nous fait part de la naissance, le 25 octobre, de sa petite-fille Clotilde au foyer de Clémentine (sa fille) et Bertrand. Félicitations aux parents et aux grands-parents, Thérèse et Serge.
  • Nos compatriotes et amis Laurine GRATACOS et Anthony SALIES sont heureux de faire part de la naissance de leur fille Julia, le 8 octobre 2020. Nul doute que la petite Julia fait aussi la joie de ses grands-parents, notamment de Françoise et Jean-Pierre SALIES agriculteurs à Joch, ainsi que de sa tata Aline !
  • Nous avons également appris la naissance, le 30 septembre en région parisienne, d’Adélaïde, petite fille de nos amis Brigitte et Guy PONS. Félicitations à la maman Noémie, au papa Loïc et aux grands-parents. L’arrière grand-mère d’Adélaïde était Madame Paulette PONS, qui fut la dernière institutrice du village et qui forma, dans l’école du village à classe unique, plusieurs générations de Joquinencs.

Août 2020

Jean-Claude GRAULE, premier adjoint, communique :

Décès d’Odette Sabaté-Loiseau.

Here, this text in English

Lorsqu’Odette naît en 1924, sa sœur Francine a déjà quatre ans. Leur père Pierre Sabaté qui a beaucoup souffert durant la guerre s’exclame :

« Au moins, avec des filles, je peux dire que mes enfants n’iront pas à la guerre… ».

Il était loin d’imaginer ce que l’avenir allait leur réserver !

Né à Joch en 1892, Pierre Sabaté s’engage dans l’armée juste avant que n’éclate la guerre de 1914-1918. Gravement blessé puis fait prisonnier, il revient dans son village natal où il rencontre Joséphine Acezat de Ria, alors institutrice à Joch. Ils se marient. Joséphine abandonne l’enseignement. Le couple s’installe à Ria, puis à Thuir et enfin à Perpignan où ils tiennent une petite épicerie dans le quartier du Vernet. Hélas, ne s’étant jamais vraiment remis de ses blessures et de sa captivité, Pierre Sabaté meurt en 1931.

Joséphine connaît alors de grandes difficultés pour faire valoir ses droits de veuve de guerre et ceux d’orphelines de guerre pour ses deux filles. Elle se rapproche ainsi du Parti Communiste et commence à venir en aide aux réfugiés espagnols. Odette dira plus tard :

« C’est à partir de l’hiver 1939 que tout a basculé. Avec l’arrivée dans notre département de milliers d’Espagnols. A partir de cette époque nous n’avons plus jamais été seules à la maison. Nous y avons accueilli en permanence des espagnols, évadés, chargés de missions pour recréer des liens entre eux et l’Espagne. C’est là qu’a commencé pour nous trois le travail clandestin. Nous en avons acquis les bases : ne jamais essayer de savoir les noms, le pourquoi du passage, ne jamais rien dire à personne, même aux amis et à la famille. »

Francine travaille à la Préfecture, Odette à la Poste, au central télégraphique. Au mois d’octobre 1940, elles viennent habiter Place del Puig. Leur maison devient le centre d’un réseau d’aide aux réfugiés espagnols. Elles établissent de fausses cartes d’identité grâce à un tampon dérobé par Francine à la Préfecture. Elles aident des pilotes anglais abattus sur le territoire français qui tentent de franchir la frontière pour rejoindre leurs unités. Elles cachent des armes et des explosifs dans leur cave.

Le 15 Juin 1943, Joséphine est arrêtée chez elle, Francine à la Préfecture, Odette à la Poste. Le lendemain, à la demande de Joséphine, Odette est autorisée à aller chercher quelques affaires à la maison, un policier l’accompagne.

« Les espagnols m’avaient appris aussi une chose : lorsqu’on est arrêté, on ne doit penser qu’à s’évader. Au retour je devais déposer les clés chez ma tante, rue de l’Anguille. Il y avait une autre sortie à l’arrière de cette maison. Le policier habitait la même rue, il est entré chez lui prendre un verre, me surveillant par la fenêtre… Quand il est revenu, je m’étais enfuie.»

Joséphine et Francine seront déportées à Ravensbrück où elles seront exterminées au printemps 1945.

De son côté, Odette rentre dans la clandestinité, elle rejoint Montpellier puis Lyon, devient agent de liaison pour les réseaux de résistance communiste de la France sud. Elle est arrêtée le 16 août 1944 à Lyon par les membres français de la Gestapo qui la torturent en vain. Elle est emprisonnée au fort de Montluc puis en est libérée par les FFI quelques jours plus tard.

Ayant perdu sa mère et sa sœur, Odette suit ses camarades de Résistance et s’établit à Paris. Elle y fait la connaissance d’un jeune allemand, étudiant en physique nucléaire, Pierre Radvanyi. La famille Radvanyi avait quitté l’Allemagne lors de l’accession au pouvoir du régime nazi. En 1949, naît leur fils Jean mais, très vite, le couple se sépare.

Après avoir surmonté de très sérieux problèmes de santé, Odette reprend ses activités au sein du Parti Communiste Français. Elle y rencontre son second mari, Pierre Loiseau. Elle restera fidèle à l’idéal communiste toute sa vie. A l’âge de la retraite, le couple vient s’installer à Ria.

Odette Sabaté
Odette Sabaté
Odette Sabaté et ses cousines de Joch
(Extrait d’un article du quotidien « l’Indépendant »)

Odette avait toujours gardé contact avec sa famille paternelle. Elle venait régulièrement à Joch rendre visite à son oncle Jean Sabaté puis, plus tard, à ses cousines germaines Gabrielle Sabaté-Graule et Georgette Tozeyre-Sabaté. On rencontrait encore, il y a peu, au village quelques personnes qui gardaient le souvenir ému de Francine et Odette, enfants, venant passer quelques jours, l’été, à Joch chez leurs grands-parents Joseph et Victoire Sabaté.

Odette Sabaté Loiseau s’est éteinte à Paris le 20 août 2020. Elle a été incinérée au cimetière du Père Lachaise le 27 août.

Un hommage lui sera rendu à Ria dans le courant de l’automne.

Sources :

  • Jean Radvanyi : Hommage à Odette Sabaté-Loiseau, sa mère.
  • Marie-Louise Coudert : Elles, la résistance.
  • Héroines d’hier et d’aujourd’hui : Rose Blanc et Francine Sabaté, deux jeunes catalanes dans la résistance.
  • Jean-Claude Graule : Souvenirs personnels.